vendredi 23 juin 2017

Éthique vs esthétique : le retour du grand dilemme

Flash-back : je suis devenu végétarien grosso modo par prise en considération de la souffrance animale. Mais le tarama c'est vachement bon (ça c'est le côté esthétique). Continuer à en manger c'est ridiculiser mes convictions végétariennes (ça c'est l'éthique). Boum, dtc le nœud gordien : éthique 1 - 0 esthétique. Comme le dit Spinoza, l'éthique encule l'esthétique. Là c'est pas la tarama, c'est la bière. Nan mais je vous parle pas de Heineken, je parle de craft beers brassées par des petites mains de passionné·e·s et bues par des esthètes décadents et cosmopolites.

Donc. Samedi dernier (17/6), je regarde sur Internet une meuf qui était à une réunion politique pour confirmer quel est son groupe politique. Et parmi les conseillers municipaux, je tombe (boum) sur la photo de la patronne du bar où on se retrouve hebdomadairement avec des amis. Ah, je savais pas qu'elle est au conseil municipal. Elle est quelle tendance ? Clic. Clic. AH ! (re-boum) Et là c'est le drame (le protocole http ne permet pas de partager cette légère sensation de vomi) : le parti de la haine (quoique je pourrais dire que les Insoumis c'est aussi un parti de la haine, du « riche », du travailleur du privé,… et LR, celui de la haine du « pauvre », ptet on verra ça dans un autre post, j'ai pas le cœur au troll).

Pour en savoir plus, j'ai gratté le fond des Internets : elle n'a visiblement jamais siégé au conseil municipal, elle a été exclue du parti avec la tête de liste quand elle et un colistier ont demandé à ce que le parti soit purgé des xénophobes et faf, et elle a appelé à voter Wauquiez aux régionales. Du coup, ça entraîne d'autres questions : 1) arriver sur une liste du FN en quatrième position c'est un acte très militant, 2) faut vraiment être con, ou n'y rien connaître en politique, pour s'étonner qu'il y ait des xénophobes et des faf au FN, 3) elle n'a toujours pas démissionné du conseil municipal mais n'y siège jamais : why? et enfin 4) voter Lolo la lentille en quoi est-ce plus acceptable pour moi ? I mean, je peux pas faire mes achats que chez des gens qui ont les mêmes non-convictions anarcho-groucho-marxistes, MoDem canal historique, que moi (essentiellement parce que ça doit pas exister et aussi parce que ça fait un peu apartheid).

À cela s'ajoute d'autres questions : est-ce que boycotter le bar ferait baisser les idées du FN en France ? quel scénario fait que mon argent servirait à soutenir indirectement les idées du FN ? est-ce que boycotter le bar c'est condamner qqn pour délit d'opinion ? est-ce que traiter les ex-FN/néo-Lolo comme des pestiférés c'est une bonne stratégie (j'avais cette approche quand j'étais plus jeune) ? No Pasarán! ok, mais là on n'est pas à Teruel. Est-ce qu'il existe des bars sympas avec des patrons non-FN ? J'ai eu des retours, mais c'est du grandstanding, comme les discours moralistes des politiciens : « moi, je ne transige JAMAIS avec les gens du FN ». C'est toujours facile quand vous n'avez pas d'amis ou de connaissances votant FN de prendre des postures moralistes, on dirait Twitter… Évidemment ce discours moraliste me donne, par rejet, envie de sympathiser avec les gens de l'autre côté.

Du coup je fais quoi ? C'est pas uniquement moi qui décide, c'est l'unanimité des gens du groupe qui viennent au bar. Parce que si on vient à ce bar c'est pour la bonne bière et la bonne ambiance (c'est franchement pas national-socialiste, y'a plein de bobos comme moi, des En Marche, des métaleux, des alters [pun not intended] et j'y suis venu avec DES AMIS NOIRS). Donc si l'un des membres du groupe se sent mal à l'aise, on bouge. Comme d'habitude je flotte dans l'indécision schrödingerienne avant que qqn n'ouvre la boîte. One of those life-defining moments. Je balance mon premier jet de réflexions.

dimanche 29 janvier 2017

Le système c'est les Autres

Abstract Y'a un sujet qui me trouble récemment : qui est le système ? Ça m'est arrivé de deux côtés. D'abord avec l'élection présidentielle française. Alors chez les Le Pen, on est anti-système de père en fille, Alain Soumis, aussi est anti-système. Le mari de Penelope Fillon aussi, et Manu Macrōn aussi. Faudrait que je ressorte les citations mais ils l'ont dit à un moment. Pour Hamon, je sais pas. Je comprends que tous essayent de se positionner en anti-système parce que ça a plus ou moins marché pour The Donald (plus moins que plus puisqu'il a obtenu un nombre de voix inférieur à celui de Clinton et qu'il a gagné grace au système de grands électeurs qui n'existe pas en France, donc ça ne se réplique pas pareil en France). L'anti-système ça roxxe. Mais du coup qui est le système ? Qui représente le système ?

L'autre côté, c'est ma tweet list (TL). J'ai lu ce prof d'université, fils de, petit-fils de, qui critiquait « nozélites », ou ce maître de conf' qui se lamentait que les politiciens ne lisaient pas son blog où ils trouveraient pourtant de bonnes idées. Et plus largement ma TL est CSP+++, bac +5 min, souvent bac +8, blanc, bonne famille, bonnes études… et passe son temps à se plaindre du « système ». Déjà « fuck le system » ça me fait penser à un ado nourri à la purée idéologique des Wachowski mais je conçois que le monde qui nous entoure ne soit pas optimal (understatement). Mais le truc qui m'intrigue c'est comment des gens très bien insérés professionnellement, socialement, avec toutes les marques d'appartenance au « système » (études, maitrise de la langue, origine sociale, couleur, réseaux…) critiquent le-dit système sans se demander s'ils en font partie. Comme dans les vrais™ films américains, le méchant c'est toujours l'Autre : le noir, l'Arabe, le Russe, le Chinois. Nous, les réalisateurs-producteurs-scénaristes (et probablement ça inclut le public) on est les gentils. Ça me fait penser aussi à Furtwängler, ou au moins à la pièce Taking Sides où Wilhelm, après la défaite (oui, la défaite, je me mets dans le camp des vaincus cf. Nizan) dit qu'il était contre le système nazi puisqu'à une représentation il a présenté son archet en direction de Führer donc un acte hautement séditieux (enfin là je salope un peu la narration…). Donc j'en suis à : le système c'est les Autres, les enculés, moi non, j'ai rien à voir avec ça. À mon avis, quand ceux que le-dit système oppresse nous foutront sur la gueule (si ça arrive), ils n'iront probablement pas lire vos tweets mécontents, ô combien ironiques et subtils pour juger de votre solidarité. Ça sera un poing dans ta (ma) gueule de gros bourgeois, blanc, éduqué, progressiste et tellement raffiné.

Bon, je ne prétends pas juger du haut d'une position morale supérieure. Je suis pareil. Mais ça m'intrigue quand même de voir que l'appartenance « au système » est à la carte : quand ça m'arrange, pour le boulot, … le système c'est ok. Quand « le système » ne me plait pas, je le dis sur Twitter, ok, c'est bon, je me suis desolidarisé(e), ma conscience est propre, et je retourne travailler pour oh, le même « système ». Et je n'ai bien sûr aucun moyen de changer les choses contre lesquelles je gueule.

Autre truc, je ne pense pas qu'il existe UN système. Je pense qu'il y a un système (ou une caste) politique, un système technico-scientifique, un système artistico-culturel, lui-même sous-divisé entre Vrais Cultureux et Culture-pour-gueux (souviendez-vous du Kulturkampf 2016 sur la présence de la Grande Roue qui défigure tout Paris avec un analphabète qui tient en échec un estimé condisciple des Monuments historiques ! Sacrebleu ! Les Vrais Cultureux ont perçus ça comme encore une trahison du « système » à leur égard, eux qui sont responsable du Beau) et probablement une caste de journaleux (quoique ça doit se rejoindre avec les deux précédentes).

Et dernier axe : je pense que ce que les castes technico-scientifique et Vrais Cultureux sont très pas contentes parce que déjà ce sont des progressistes et qu'il y a beaucoup de choses contre lesquelles gueuler. Et surtout parce qu'avant, quand on était le Docteur machin ou Bidule qui a fait l'École officielle des Trucs artistiques, le bon peuple vous traitait comme un notable, avec moult prestige. Maintenant, la caste politique n'accorde plus la prééminence à ces castes (ou c'est la populace qui ne l'accorde plus, faut voir) qui s'en trouvent toutes fort mécontentes. Pas contre la vile populace, ça serait mal vu pour d'authentiques progressistes de critiquer le prolétaire. Mais contre le « système » (le politique, parce que notre caste, n'est pas un système) qui leur, nous, a volé notre belle aura de notable.

Onomastique des prénoms dans la communauté noire américaine

Abstract Ceci n'est pas une étude statistique puisque je ne sais pas quelle est la proportion de ces prénoms. Je ne vais pas non plus, au moins dans un premier temps, rentrer dans des considérations sociales sur les différentes communautés noires (j'ai déjà vu le pluriel) ni sur la provenance socio-économique des personnes qui portent ce prénom (y'a un chapitre là-dessus dans Freakonomics de Levitt et Dubner). Je me limite aux prénoms masculins (même si les explications peuvent s'appliquer pour certains prénoms féminins) parce cette question m'est venue du croisement de mes intérêts pour le sport masculin américain (basket-ball et football) et pour la politique américaine qui contient une partie communautaire (le terme américain est race politics, [moui…])

Par ailleurs, je ne sais pas si onomastique est le terme le plus adéquat puisque je ne traite pas des noms de lieu, mais l'anthroponymie traite des noms de famille et non des prénoms. En attendant de trouver un-e helleniste…

Mon propos c'est d'essayer de retrouver l'étymologie des prénoms, leur construction, d'identifier différents modes de production de ces prénoms et d'essayer de les catégoriser selon ces modes.

Le prénom de joueur le plus ancien dont je me souvienne est Corliss Williamson. Mais ensuite, plusieurs noms de joueurs célèbres : Shaquille, Kobe, LeBron, LaDainian, Dwyane, Carmelo, LaMarcus, Kyrie, DeMar, André, Kawhi, DeMarcus, Amare', Rashard, JaVale, Tayshawn… Ou en France Mykal (Riley).

Je commence par les joueurs de la draft 2016 de la NBA. Je retire les prénoms classiques, soit venant d'étrangers (Ben, Dragan, Jakob, Thon, Domantas, Giorgos, Juan Alberto, Ante, Timothé, Furkan, Pascal pour le premier tour) ou d'Américains (Brandon, Henry, Brice, Damian pour le premier tour). Au final, premier et deuxième tours confondus, j'isole : Jaylen, Kris, Jamal, Marquese, Taurean, Denzel, Wade, Malik, Caris, DeAndre', Malachi, Dejounte, Deyonta, Diamond, Demetrius. Je ne sais pas trop quoi faire du Bahaméen Chavano Rainier « Buddy » Hield.

Je fais pareil avec la draft 2015 (je n'ai pas encore filtré les joueurs sur la race, mais je suis à peu près sur que je n'aurais pas besoin : le prénom le fait pour moi) : D'Angelo, Jahlil, Justise, Rashad, Jerian, Delon, Rondae, Tyus, Jarell, Kevon, Montrezl, Rakeem, Richaun, Dakari, Sir'Dominic et Branden.

Je rajoute Kentavious, Shabazz, Jrue, Dion, Kemba, Draymond, Nerlens, Jabari, Elfrid à partir des derniers NBA week-ends. En y pensant au fil du temps : Latavious, Othello, Othella.

Draft NFL 2016 (premier tour seulement) : Shaq, Keanu, Laquon, DeForest, Laremy, Ezekiel.

Draft NFL 2015 : Jameis, Dante, Amari, Ereck, Andrus, Trae, DeVante, Arik, Shaq, Breshad, Laken, Damarious, Stephon, Dorial, Benardrick, Jaquiski, D'Joun, Jaelen, Hroniss (d'origine roumaine), Jamon, Chaz, Danielle, Geneo, Angelo, Jamison, Jalston, Tre', Jamil, Ibraheim, Ramik, Doran, Za'Darius, Kwon, Javorius, DeAndre, Rashad, Matrell, Kaelin, Tevin, Geremy, JaCorey, Darius, Leterrius, Quandre (frère de Quentin), Darius, MyCole, Mykkele, Stefon, Shaquille, Neiron, Deiontrez, Kyshoen, Kennard, Gerod, Dezmin, Da'Ron, Reshard, Quinten, Ameer, Senquez, Denzell, Xzavier et La'el.

Draft NBA 2017 : Markelle, Lonzo, De'Aaron, Malik, Edrice, DeVante, Davon, Jawun, Damyean, Sindarius, Kadeem.

Critères étymologiques

Islam

Shabazz, Jamal, Jahlil, Rashad (ou alors c'est lié à Ahmad Rashad ?), Malik, Rakeem, Jamil, Ibraheim, Ameer. Comment juger si c'est issu d'une motivation Nation of Islam ou de l'origine arabe ? Shaquille, Kadeem

Déformation volontaire ou faute d'orthographe

Dwyane, Kris, Khris, Kevon (pour Kevin), Branden ou Brandan (pour Brandon), Lonzo (pour Alonso), Damyean (pour Damion, Damian)

Un mélange

Rashard, Reshard à base de Richard ou Rashad ?

Une personnalité célèbre

Shaquille donne de nombreux Shaquille et Shaq, sans que la raison du prénom soit la même. Keanu : est-ce à cause de l'acteur ? Pareil pour Denzel

Préfixe

La, Le, Da, De : LeBron, DeAndre, DeVante, LaDainian, DaShaun, Da'Ron, De'Aaron, DeForest. Y'a aussi Za'Darius, formé sur le même mode ? Et JaVale ?

dimanche 22 janvier 2017

Transparence journalistique

Abstract Depuis quelques années, sur l'exemple américain, se développe en France (merci à Regards citoyens en particulier) et au niveau de l'UE une documentation, un suivi des personnalités politiques : présence en séance, proposition de loi, participation à des commissions, rencontres avec des gens, déclarations des lobbies, déclaration du patrimoine… Bon c'est encore essentiellement au niveau national et européen (enfin j'ai pas connaissance de données au niveau régional ou départemental).

La démocratie repose aussi sur un autre pilier qui est la presse, enfin l'information impartiale des citoyens (en partant de l'hypothèse que ce sont les citoyens qui décident in fine des choix politiques). Bon y'a aussi des éditorialistes mais tout le monde sait qu'ils disent de la merde donc osef. Et pour surveiller la presse, il y a des observateurs critiques des productions médiatiques. J'ai deux problèmes.

D'abord ces critiques sont souvent au niveau national. Or mon cas d'espèce récent c'est Clermont-Ferrand : 3 articles dans le journal local, La Montagne, sur l'ouverture d'un bar à chat à Clermont-Ferrand (le 20 décembre 2016, le 16 janvier et le 17 janvier). Y'en a ptet eu d'autres mais je ne suis pas l'actualité de manière régulière. C'est évidemment une info sans importance. Justement : pourquoi faire trois articles pour ça ? Mon mauvais esprit m'entraîne à des questions genre « oh mais est-ce que c'est pas pour faire plaisir à des amis ou parce qu'on lui a promis des trucs ? » Évidemment j'ai aucun moyen de vérifier quoique ce soit. Sur une info aussi mineure, sans enjeu, il est impossible de faire une quelconque traçabilité des conflits d'intérêts du journaliste. Sur les infos à gros enjeux, il est possible que si l'info est trop partiale pour un groupe d'intérêt, un autre groupe fasse des enquêtes et essaie de publier une info dans l'autre sens (genre, la guerre de l'information sur les échauffourées en Judée-Samarie). Bon. Mon objectif est plus local : réflechir à un moyen de tracer les connivences entre journalistes et « sujets » au niveau local.

L'autre problème c'est la critique des médias (acrimed, Arrêts sur image) ne se fait pas tant sur le système médiatique en général (à la Bourdieu) mais essentiellement sur les productions journalistiques des médias « mainstream » parce que leur biais n'est pas le BON™ biais. En gros, la critique (que je peux trouver justifiée) se fait contre ceux qui ne partagent pas les convictions d'extrême gauche des critiqueurs. Jamais contre son camp parce que ça serait de la haute trahison cosmopolite. Eux c'est le système, un groupe d'intérêts corrompu par l'argent, nous c'est la liberté et la vérité (donc forcément, même si y'a des conflits d'intérêt c'est pour le bien de tous, donc c'est justifié).

On va tenter autre chose

Abstract Depuis plusieurs années, le seul moyen par lequel je communique avec vous c'est Twitter (enfin j'envoie des mails mais c'est pas pareil). Or je suis incapable de résumer ce que je veux dire et qui m'intéresse, ce qui m'intrigue, ce qui me dérange en 140 caractères. C'est peut-être parce que je suis incapable de condenser une pensée, parce que je n'ai pas une formation littéraire, ou parce que je ne suis pas fan de la discussion par slogan qu'impose Twitter (je reviendrai là-dessus dans un autre post) ou autre. En tout cas, je n'y arrive pas. Je peux balancer des blaguounettes ou des liens, mais c'est tout.

J'ai aussi ce blog qui me permet de communiquer avec vous. Mais j'ai un problème de méthodo : je travaille sur un post, ça prend du temps, et je me dis qu'il y a d'autres points à élucider, des trucs à améliorer et je re-creuse… Enfin un peu comme la rédaction d'un article scientifique. Sauf que j'ai un temps limité à y consacrer donc ça n'avance pas et ça ne sort jamais. Du coup j'ai délaissé ce média.

Je vais tenter de ressusciter ce blog en l'utilisant autrement : publier un post avec uniquement l'abstract et faire évoluer le post au gré de mon temps, de mes réflexions, des interactions que j'ai…

dimanche 12 janvier 2014

Poésy

Mer (indigne)

Un petit poème inspiré par la fête de la musique 2013 à Clermont.

Groupes dont l'énergie compense la sono foireuse
Bancs de jeunes et flots de Kro tiédasse
Épaves humaines dans une rue houleuse
Mer de pisse et coquillage de tessons.

The OG on the heap

Une tentative de rap. J'ai gardé le fond (enfin, le fond d'un certain rap) : i got bigger gunz, moar bitchiz than you. And you suck. And i'm a real gangsta from the streetz. And I rap harder. Fuck you. Mais en y mettant du geek dedans. Dans le titre, si besoin, le OG sur le heap c'est l'OldGeneration space, pas The Real OG.

I got more rhymes than lines in teh Amazon databases
Yours are so unpopular, gc hastens their release
Your flow is so stu-stu-stu-ttering i need git rebase
Mine: anyone can grok it and at my mastery gaze
My posse rules these streets and has more rights than root
We come to your hideout: you weaklings have already fled out
You skedaddled so fast your runaway protocol solves TCP congestion
Come the final assault, y'all can't man -k your position
It's no surprise you get a mighty shell-acking:
Dumb script-kiddie, you don't know nuttin' bout hacking
You rap like a machine that's not even Turing-complete
Don't bother, with me you can't compete
Were you born with -------v on to be so verbose?
All I hear for my beats and rhymes is applause!

lundi 15 juillet 2013

Comptons les vaches

On compte souvent les moutons, j'ai décidé de compter les vaches. Ce qui m'intéresse c'est non seulement le nombre de vaches par département, mais aussi de regarder le nombre de vaches par habitants. J'ai donc fouillé un tas de (base de) données que je ne connaissais pas du tout et qui sont peu exploitées (au moins par les gens qui font des zoulies infographies1). Donc la base sympatoche qui m'a servi c'est Agreste, base du ministère de l'Agriculture qui propose non seulement des études statistiques mais aussi des documents sympas2.

Méthodologie

La base qui m'a servi pour cette étude c'est agreste.agriculture.gouv.fr/en-region/ (y'a un memento datant de 2012 du cheptel bovin en 2011). J'ai compté les vaches et non la totalité du cheptel bovin qui, comme chacun sait, comprend aussi les veaux de boucherie, les génisses et les bovins de moins d'un ans. J'espère que les statistiques sont cohérentes entre les régions parce que le mémento des régions Pays de la Loire et Poitou-Charentes mentionne « y compris de réforme » pour les vaches laitières et nourrices et c'est les deux seules fois où j'ai vu cette mention. Les chiffres de la population (humaine) sont ceux de 2010.

Les données pour la Corse ne sont pas complètes3 et pour la Bretagne, y'a rien (mais en allant directement sur le site de la DRAF de Bretagne, j'arrive à trouver l'information). Paris et la petite couronne n'apparaissent pas dans les statistiques sur l'Île-de-France : pourtant il y a qq vignobles (mais probablement pas de vaches en dehors du salon de l'Agriculture). Les infos sur Mayotte ne précisent pas le type de bovin et donnent un chiffre total de 17150. Les chiffres de La Réunion sont peu clairs. Rien trouvé pour la Guyane et la région Nord-Pas-de-Calais. Les stats de la Guadeloupe ne donnent pas l'information souhaitée. Pour Midi-Pyrénées et Haute-Normandie, les stats ne sont pas organisées pareil mais j'arrive à trouver l'info. Au total, en France, il y a officiellement 7,7 millions de vaches or avec mon recensement, je n'arrive qu'à 7,4 millions.

Pour résumer : c'est injouable d'automatiser la fouille de données, faut chercher les bons pdf et y trouver l'info qui n'est pas toujours à la même place (joie, ô joie).

Résultats

En nombre de vaches par département : les trois départements français avec le plus de vaches sont : la Manche (285360), l'Ille-et-Vilaine (259941) et la Saône-et-Loire (246079). Les 3 départements avec le moins de vaches (et recensés dans les stats) sont : le Vaucluse (266), le Var (304), l'Essonne (501). En moyenne (donc là aussi, je ne prends que les départements référencés), il y a 83052 vaches par département.

En nombre de vaches par habitants : il y a deux départements avec plus de vaches que d'habitants : le Cantal (1,51 vaches/hab) et la Creuse (1,48). Viennent ensuite la Lozère (0,85), l'Aveyron (0,8) et la Mayenne (0,73). En fin de classement : Var, Essonne et Vaucluse. En moyenne, il y a 0,14 vaches par habitant.

En nombre de vaches par km² : les quatre départements où la population de vache est la plus dense sont : la Manche (48,05 vaches par km²), la Mayenne (43,47), le Cantal (39,16) et l'Ille-et-Vilaine (38,36). Les trois départements avec le moins de vaches par km² : Var (0,05), Vaucluse (0,07) et Alpes-Maritimes (0,21). En moyenne, il y a 14,1 vaches par km².

J'ai mis le CSV et les commandes awk en commentaire de la page (pour ne pas surcharger) : à vous de jouer avec.

Notes

  1. ^Ouais bon, vu mes talents graphiques, ne comptez pas sur moi pour de l'infographie.
  2. ^Genre un document sur le statut et droits de l’animal d’élevage en France : http://agreste.agriculture.gouv.fr/publications/analyse/article/statut-et-droits-de-l-animal-d
  3. ^Oui enfin bon, de toutes façons les statistiques agricoles en Corse ne doivent avoir qu'une relation éphémère, juste un flirt, avec la réalité agricole locale.